A l’heure de la sortie de sa troisième extension, Dominion est aujourd’hui un jeu familial incontournable pour qui a envie d’aller voir un peu plus loin dans sa découverte du jeu pour ados et adultes, et de tester autre chose que le traditionnel jeu avec un plateau, des pions et des cubes en bois (ce qui peut donner lieu à d’excellents jeux, je ne dis pas le contraire!). Dans ce Spiel des Jahres 2009, point de plateau, uniquement des cartes, différentes à chaque fois, pour une diversité de parties très importante avec le jeu de base, et quasi infinie si on inclut les extensions.

Le génie de Dominion réside dans un concept et des règles simples pour une variabilité extrême: une fois les règles connues, il suffit d’examiner en quelques minutes les dix cartes qui ont été tirées au sort, et c’est parti pour un tour ! Les parties s’enchaînent mais ne se ressemblent pas, longues ou rapides, calmes ou agressives, chacun dans son coin ou avec une grande interactivité: il y en a pour tous les goûts, et je peux vous dire que les accrocs ne s’en lassent pas, même après plus de cent parties !

Mais quel est ce principe si simple qui fait la beauté du jeu ? Sur les 25 cartes “Action” différentes du jeu de base, et la grosse centaine de cartes disponibles au total aujourd’hui, on en choisit ou on en tire au sort dix. Ces cartes, en plus des cartes “Trésor” ou “Points de victoire” permanentes, sont destinées à être achetées par les joueurs, qui vont chacun au fil des tours constituer le “deck” (ou “paquet de cartes”) avec lequel ils vont jouer et continuer à acheter de nouvelles cartes, agrandissant progressivement leur deck. Chacun sélectionne ainsi petit à petit la combinaison de cartes qui lui semble la plus efficace pour pouvoir acheter les plus grandes cartes “Points de victoire” possible et gagner la partie, car à la fin du jeu seules ces dernières comptent.

 

Déroulement d’un tour de jeu :

  • Le joueur dont c’est le tour prend en main les 5 premières cartes de son deck et joue avec. De base, il peut jouer une carte “Action”, puis acheter avec ses cartes “Trésor” une carte de son choix, d’une valeur de 0 à 8 dans le jeu de base. Là où les possibilités s‘élargissent, c’est quand la première carte “Action” jouée donne droit à des actions ou à des achats supplémentaires… D’autres permettent de piocher de nouvelles cartes, d’augmenter par des bonus sa puissance d’achat, voire d’embêter ses adversaires, etc.
  • A la fin de son tour le joueur défausse toutes les cartes qu’il a jouées, acquises et même celles qui lui restent en main, puis en pioche cinq nouvelles pour le tour suivant. On ne peut donc rien garder d’un tour à l’autre, et c’est toujours avec appréhension que l’on découvre les cartes avec lesquelles on jouera la fois suivante. Quand il n’y a plus de cartes dans le deck, on mélange la défausse, et c’est reparti !
  • Le jeu se termine lorsqu’un joueur achète la dernière “Province” (carte “Points de victoire” la plus élevée dans le jeu de base) ou lorsque trois tas de cartes ont été épuisés. Chacun compte alors le nombre de points de victoire qu’il a dans son deck et, comme on peut s’y attendre, celui qui en a le plus l’emporte !

Fiche signalétique :

  • Auteur : Donald X. Vaccarino
  • Illustrateur : Matthias Catrein, Julien Delval, Ryan Laukat, Harald Lieske, Michael Menzel, Marcel-André Casasola Merkle, Claus Stephan et Christof Tisch
  • Editeur : Hans im Glück et Filosofia
  • Public : à partir de 9 ans
  • Nb de joueurs : 2 à 4
  • Durée des parties : 30-60 min
  • Mécanisme : CollectionCombinaison
  • Ressemble à :
  • Favorise :
    • L’intérêt renouvelé à chaque partie
    • La réflexion en vue d’un hasard contrôlé
    • L’anticipation puisque les cartes achetées n’interviennent que plus tard
  • Notre avis : Un petit bijou ludique à partager avec tous !

 

saskia
le 02/10/2010